Histoire

Château Bellevue La Forêt
Vignoble à Fronton en Haute-Garonne

 

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Carte géographique

Le vignoble du Frontonnais est lié à l'histoire de ce chef-lieu de canton qui fut pendant plusieurs siècles, administré par l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le Pape Calixte II apprécie, lors de son voyage le 19 juillet 1119, le vin de Fronton et le fait mentionner sur un parchemin.



Il faut tout de même attendre l'an 1122 pour retrouver des traces de l'importance et de la renommée de ce vignoble dans un parchemin écrit en latin comportant la donation de Fronton à l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Quant à celui de Villaudric il en est fait état dans la "Coutume de Villaudric de 1470" qui reprend une ancienne charte datant très probablement du Xlle siècle.

Puis Louis XIII, de passage à Fronton en 1632, apprécie, lui aussi, ce vin du Toulousain et sa suite en consomme "forces tonneaux". Louis XIII accompagné de son ministre le cardinal de Richelieu allaient mettre le siège devant Montauban alors place forte protestante.

Or les archives de la paroisse de Villaudric font état de la visite du Cardinal, paroisse épargnée par les guerres alors que Fronton, tout proche, avait été le théâtre de nombreux combats durant les guerres de religion. Tout cela laisse à penser que les vignobles de Fronton et de Villaudric étaient alors regroupés sous le même vocable et que la suite de Louis XIII ou de son ministre a consommé des uns et des autres.

Le ban des vendanges était fixé par le Grand Prieur sur proposition des consuls qui l'avertissaient à l'avance "pour qu'il puisse se mettre en etat de recevoir son dixmaire". Les consuls avaient recueilli le dimanche précédent "le rapport des huit prud'hommes qui procédaient à la visite et à la vérification du vignoble du consulat de "Fronton" en vue de déterminer le degré de maturité du raisin".

Dans le Sud-Ouest de la France, au nord de Toulouse, aujourd'hui il est un vignoble d'environ 2.400 hectares :

Fronton, une appellation classée en A.O.C. depuis 1975 et qui produit des vins rouges (75 %) et des vins rosés (25 %) à partir d'un cépage local appelé " négrette ", lequel entre au moins pour 50% dans leur encépagement.